12 mars 2026

Le Lebenslauf d’un vendeur n’est pas un CV européen

Une page, des enseignes, des caisses, une photo : ce que les filiales allemandes ouvrent — et ce qu’elles jettent.

Main écrivant sur un carnet à côté d’un clavier

En France, un vendeur allonge souvent le CV pour « valoriser l’accueil ». En Allemagne, le Personaler d’une filiale feuilletera trente Lebensläufe le lundi matin entre deux livraisons. Il cherche l’enseigne, les dates, le Vollzeit ou le Teilzeit, et s’il a déjà tenu une caisse un samedi de décembre.

Ce que nous faisons entrer en haut de page

Nom, ville actuelle, téléphone avec l’indicatif, permis si vous livrez des commandes click-and-collect. Puis l’expérience dans l’ordre inverse, avec le nom exact de l’enseigne. « Grande distribution alimentaire » ne dit rien ; « second de rayon frais, 4 caisses, logiciel X » dit tout.

La photo

Beaucoup de filiales d’Einzelhandel l’attendent encore. Fond uni, buste, pas de photo de soirée. Si vous refusez la photo par principe, notez-le : certaines enseignes s’en passent, d’autres classent le dossier sans le dire.

Ce que nous sortons

Les centres d’intérêt génériques, les logiciels de bureautique, les phrases sur le « sens du client ». Un cours d’allemand avec le nombre d’heures et le niveau visé, en revanche, reste. Un stage de trois semaines en 2014 disparaît s’il n’apporte ni caisse ni rayon.

Le cabinet ne livre pas un modèle unique. Un visual merchandiser a besoin d’une ligne sur les campagnes vitrine ; un chef de rayon alimentaire, sur les pertes et les commandes. L’atelier Bewerbung part de vos bulletins, pas d’un gabarit décoratif.